La CSMF appelle à un mouvement unitaire de tous les médecins libéraux et de toutes les forces syndicales lors du passage de la loi de santé à l’Assemblée Nationale

La CSMF appelle à un mouvement unitaire de tous les médecins libéraux et de toutes les forces syndicales lors du passage de la loi de santé à l’Assemblée Nationale

Selon nos informations, le projet de loi de santé de Marisol Touraine revient en seconde lecture à l’Assemblée Nationale le 17 novembre. Le gouvernement de François Hollande n’a écouté ni le vote contestataire des médecins aux élections des URPS, ni les amendements des sénateurs lors du passage de la loi de santé au Sénat début octobre.

Le tiers-payant généralisé revient en force !

Face au comportement jusqu’au-boutisme de Marisol Touraine, la CSMF demande aux médecins de sensibiliser les patients en les informant contre les effets délétères de la loi de santé et en pratiquant la désobéissance civile au fur et à mesure de l’installation du tiers-payant généralisé.

La CSMF appelle tous les médecins à se mobiliser, dès le vendredi 13 novembre, en organisant UNE JOURNEE DE SANTE MORTE avec la fermeture des cabinets.

La CSMF prendra contact cette semaine avec les autres forces syndicales pour définir d’autres modalités d’actions afin d’organiser un front syndical uni face à la loi de santé.

La médecine aux médecins !

Respect, liberté, reconnaissance

 

Dr Jean-Paul Ortiz – Président
06 07 86 08 83
jp.ortiz@csmf.org

Taxe foncière : + 24 % à Lille

Chers confrères, chers ami(e)s,

Vous venez sans doute de recevoir la taxe foncière de votre cabinet.

Vous avez sans doute remarqué, et beaucoup s’en sont déjà plaint, l’augmentation de 24% de la part communale de Lille dans cette taxe foncière.

Cette augmentation, qui ne peut être justifiée et qui vient après la volonté de taxation du stationnement des médecins à Lille, est intolérable alors que nos honoraires sont bloqués depuis 5ans.

Je fais, dès aujourd’hui, un courrier de demande d’explication à Madame Martine Aubry, Maire de Lille.

Bien cordialement,

Dr Yves Verhaeghe,

Président du syndicat des médecins de Lille

21e Université d’été de la CSMF : la ministre de la santé claque la porte !

Chaque année en septembre, depuis 1995, la CSMF organise son Université d’été, rendez-vous incontournable pour réfléchir sur l’avenir de notre système de santé. Cette manifestation rassemble les principaux cadres de la CSMF et des experts du monde de la santé pour mener une réflexion prospective sur l’évolution de notre profession et les importantes mutations qui l’attendent. La CSMF a été la première organisation à créer la formule des universités d’été et nous avons coutume de convier le ou la Ministre de la Santé en exercice, qui, depuis vingt ans, a toujours répondu positivement à l’invitation. Tous les ans, depuis 20 ans, ils se sont succédés, de Philippe Douste-Blazy à Bernard Kouchner, de Roselyne Bachelot à Xavier Bertrand.

Mais les temps changent, il est vrai. Les relations entre le gouvernement et les médecins libéraux se sont particulièrement tendues depuis plus d’un an, avec pour paroxysme la manifestation du 15 mars 2015 qui a vu près de 50 000 médecins défiler dans Paris. La CSMF a été le fer de lance de ce mouvement unitaire historique et a toujours affiché son opposition à cette loi délétère pour la médecine libérale. C’est la CSMF qui a appelé les médecins libéraux à la désobéissance civile, la CSMF encore qui, la première, a dénoncé la « mascarade » de la Conférence nationale de santé proposée par le Premier ministre et a refusé d’y participer.

La CSMF s’est tellement opposée à la loi de santé que Madame la ministre a décidé de ne pas être présente à l’ouverture de la 21e édition de son Université d’été. Officiellement pour des raisons d’agenda et pour respecter « un principe de neutralité » du fait des prochaines élections professionnelles, mais personne n’est dupe. Peut-être préfère-t-elle aller chez ses amis de MG France ? On savait la ministre sourde aux revendications des médecins ; on n’imaginait pas qu’elle craignait même de les rencontrer !

Cette politique de la chaise vide n’ébranle en rien la CSMF qui, elle aussi, reste droite dans ses bottes. Cette loi de santé, la CSMF n’en veut pas ! Et elle continuera de lutter farouchement contre ce texte qui vise à étatiser notre système de santé.

Dr Jean-Paul Ortiz – Président
06 07 86 08 83
jp.ortiz@csmf.org

Pour suivre les moments forts de la 21e édition de l’Université d’été de la CSMF sur Twitter : #UECSMF

Conventionnement sélectif : NON. La CSMF défend la liberté d’installation

Dans sa présentation du rapport sur les dépenses de la Sécurité sociale mardi 15 septembre, Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, a recyclé une vieille idée qui revient régulièrement sur le devant de la scène, malgré l’échec du dispositif dans d’autres pays européens : le conventionnement sélectif pour les médecins libéraux.

Afin de rééquilibrer l’offre de soins entre les territoires, le premier président estime que « le conventionnement conditionnel dans les territoires sur-dotés, introduit pour quelques professions avec des résultats encore limités, devrait être renforcé et étendu à l’ensemble des professions de santé, y compris les médecins ».

La CSMF défendra toujours la liberté d’installation des médecins libéraux, corollaire de la liberté des patients de choisir leur médecin. Elle réfute l’avis de la Cour des comptes sur l’inefficacité des mesures incitatives à l’installation dans des zones sous-médicalisées. Ces dispositifs fonctionnent mais doivent être renforcés, diversifiés, étendus à toutes les spécialités et inclure des mesures fiscales et d’aide d’organisation de la vie professionnelle.

La CSMF a toujours été favorable aux mesures incitatives à l’installation pour pallier à la problématique des zones sous-médicalisées. Elle fustige en revanche l’opinion de la Cour des comptes selon laquelle un conventionnement sélectif permettrait de fixer plus clairement « des objectifs de gains d’efficience, en dotant les agences régionales de santé de prérogatives accrues pour les réaliser ». Encore un exemple de la volonté d’étatisation du système de santé, à travers les ARS, véritables bras armés de l’Etat en région. La CSMF s’oppose farouchement à de telles mesures. Les médecins libéraux sont des acteurs essentiels de la réorganisation territoriale de l’offre de soins et les plus à même de coordonner le parcours de soins du patient.

Dr Jean-Paul Ortiz – Président
06 07 86 08 83
jp.ortiz@csmf.org

Moins d’hôpital, plus de médecine de ville pour le confort des patients et l’équilibre financier de la Sécu

Hier s’est tenue la réunion de la Commission des comptes de la santé. Bien que la ministre s’enorgueillisse de la nouvelle diminution du reste à charge pour les Français, un des plus bas des pays de l’OCDE, il ressort de cette réunion que l’équilibre des comptes sociaux prévu initialement en 2017 est reporté à un horizon indéfini. Cela pose l’épineux problème du financement des comptes sociaux sur lequel il est grand temps de réfléchir et d’ouvrir le grand débat national nécessaire.

Les dépenses de la Sécurité Sociale sont pointées du doigt dans le rapport de la Cour des Comptes paru hier. Les dépenses hospitalières hypertrophiées représentent 37% des dépenses totales de santé, mais 46.5% des dépenses de soins médicaux (CSBM). Elles continuent d’augmenter à un rythme effréné. Entre 2012 et 2014, les dépenses consacrées à l’hôpital ont augmenté de 7,4%, soit 2,5% chaque année. Dans le même temps, les soins de ville ont seulement augmenté du 4,5% soit 1,5% par an ! L’Assurance Maladie ignore ces bons résultats puisque la baisse continue de l’ONDAM depuis plusieurs années et le niveau historiquement bas de 1,75% cette année, font craindre des restrictions sans précédent sur la médecine de ville. Elle préfère donner toujours plus à l’hôpital, mastodonte insatiable et vorace, source de gaspillage.

Il est donc nécessaire de procéder à la deshospitalisation du pays. La France compte 6,4 lits pour 1000 habitants, tandis que l’Italie en compte 3,4, le Royaume-Uni 3 et la moyenne des pays de l’OCDE est de 4,9 lits pour 1000 habitants.

A la lumière de ces chiffres, et à l’heure où on parle tant du virage ambulatoire, la CSMF réclame au gouvernement de passer aux actes pour la médecine de ville. Les soins ambulatoires représentent seulement 22% des dépenses de santé en France, contre 30% en Allemagne.

La CSMF demande au gouvernement de donner à la médecine libérale, généraliste et spécialiste, les moyens d’assumer le transfert des activités qui ne justifient pas, ou plus, d’être effectuées en milieu hospitalier. Cette deshospitalisation aidera à la fois les comptes de la Sécurité sociale, et les patients, qui y gagneront en confort, sécurité et qualité des soins.

Dr Jean-Paul Ortiz – Président
06 07 86 08 83
jp.ortiz@csmf.org

CONFERENCE NATIONALE DE SANTE : MG France au secours du gouvernement !

Suite à la grande manifestation contre la loi de santé du 15 mars 2015 qui a réuni à Paris 50 000 médecins, Manuel Valls et Marisol Touraine ont annoncé la mise en place d’une grande conférence nationale de santé qui interviendra après le vote de la loi de santé.

Quelle utilité d’une telle mascarade ?

L’UNOF-CSMF a pris connaissance de la composition du Comité de Pilotage nommé par le Premier Ministre qui aura en charge l’organisation de cette Conférence Nationale de Santé.

L’UNOF-CSMF dénonce le choix fait par le Premier Ministre d’un médecin généraliste d’obédience MG France, militant de longue date en faveur du tiers-payant généralisé, pour représenter l’ensemble des médecins généralistes libéraux français, alors que plus de 85% des médecins généralistes sont opposés au tiers-payant généralisé, prévu dans le projet de Loi de Santé voté à l’Assemblée Nationale. Le choix fait par Matignon est caricatural et constitue un véritable déni de démocratie.

L’UNOF-CSMF ne reconnait pas à ce syndicat de médecins généralistes le droit de représenter l’ensemble des médecins généralistes libéraux. Les propositions de ce syndicat proche du gouvernement sont à l’origine des propositions du Candidat à la présidence de la république François Hollande en 2012. Toutes ces propositions se retrouvent aujourd’hui au cœur du Projet de Loi de Santé.

Aujourd’hui, les masques sont tombés : le gouvernement et MG France ont décidé de ne pas tenir compte des dizaines de milliers de médecins généralistes qui ont manifesté à Paris le 15 mars.

L’UNOF-CSMF ne sera pas complice d’une nouvelle mascarade qui ne pourra qu’aboutir à une nouvelle perte de liberté pour les médecins généralistes et à un démantèlement de leur métier.

L’UNOF-CSMF boycottera la Conférence Nationale de Santé et ses travaux et ne s’associera pas à la véritable opération de sabotage de la médecine générale organisée par le gouvernement et son syndicat complice.

L’UNOF-CSMF appelle l’ensemble des médecins généralistes libéraux à LA RESISTANCE ET à LA DESOBEISSANCE CIVILE contre le tiers payant généralisé et à l’afficher dans leur salle d’attente. (télécharger l’affiche)
Il s’agit là d’une véritable action civique pour sauvegarder le système de santé à la française.

CRESTOR : ne vous laissez pas intimider

CRESTOR

Chers confrères, chers amis,
Ils ont osé
 
Marisol la rêvé, la caisse la fait.
Ce nest pas lautomne, mais déjà les feuilles tombent.
Vous avez, ou allez recevoir le courrier CRESTOR.
Le texte à peine paru la Caisse en bon petit soldat a choisi de vous adresser son premier scud :
La mise au pas est programmée.
Bien quayant déjà atteint son but les prescriptions ayant déjà baissé de manière significative,
le nouveau directeur de la caisse nationale vous en veut et vous menace.
Cest la goutte de trop !
Vous êtes nombreux en nous avoir communiqué votre émoi.
Ne vous laissez pas intimider.
Nous vous transmettrons prochainement la réponse à leur adresser.
Si vous avez reçu ce courrier faites-le nous savoir.
Merci,
Bien amicalement,
Bertrand Demory
Président UNOF5962
Philippe Chazelle
Président CSMF5962

TRAGIQUE ACCIDENT AU CONGRES DE LA MUTUALITE FRANCAISE UN MORT : LA MEDECINE LIBERALE FRANCAISE

TRAGIQUE ACCIDENT AU CONGRES DE LA MUTUALITE FRANCAISE 
UN MORT : LA MEDECINE LIBERALE FRANCAISE

La semaine dernière s’est tenu à Nantes le Congrès National de la Mutualité Française.

Cette grande manifestation a vu les masques tomber sur ce que l’UNOF-CSMF considère comme l’avant-dernier acte de la pièce intitulée : MORT PROGRAMMEE DE LA MEDECINE LIBERALE.

Remontons quelques temps en arrière pour comprendre le contexte de la naissance de cette pièce.

En 2012, l’auteur, François Hollande, publie le scénario intitulé « Tiers-Payant Obligatoire ». La trame grossière de ce scénario repose sur la mise en place d’un système de santé où tout est gratuit. Ce texte passe inaperçu à cette époque-là, noyé au milieu de multiples scénarios constituant le Programme du candidat F.H. En 2013, devenu Président de la République, F.H., demande au metteur en scène M.T., Marisol Touraine, de monter cette pièce.

M.T. relève le défi et se met en tête d’en faire une pièce dont la première sera donnée en octobre 2015 pour rassembler et ravir le peuple de gauche.

Mais après de rapides recherches, il s’avère que le texte du scénario original de F.H. n’est que le plagiat d’un texte intitulé « Programme de MG France (MGF) », syndicat réputé comme étant proche du gouvernement de F.H.

Lors de l’acte I, intitulé Stratégie Nationale de Santé, beaucoup de figurants occupent la scène. M.T. y distribue les rôles.

Les premiers rôles sont attribués à la FHF (l’hôpital public), à la CNAM (Assurance Maladie) et à MGF qui profite de ses relations privilégiées avec le metteur en scène pour occuper le rôle du médecin libéral alors que les autres représentants de ces médecins, dont la CSMF, sont traités comme de simples figurants. Le principal second rôle est donné aux complémentaires santé représentées par M.F., la Mutualité Française. Les patients se voient aussi attribuer des rôles de figurants.

A la fin du 1er acte, l’ensemble des acteurs de premier plan, MGF en tête, se montrent très satisfaits de la Stratégie Nationale de Santé et décident d’attaquer l’écriture de l’Acte II, le Projet de Loi de Santé.

Lors des répétitions qui suivent, le metteur en scène M.T., fait souvent appel au véritable auteur de la pièce, MGF, pour s’assurer que l’esprit du texte est bien respecté par la mise en scène. C’est ainsi que MGF fait changé le titre du scénario qui devient « Tiers-Payant Généralisé », estimant que cela ne change rien sur le fond, mais que la pièce sera mieux acceptée par une partie des figurants, les médecins libéraux.

Mais, au fil des répétitions, le metteur en scène se trouve confronté à une révolte grandissante de ses figurants qui trouve son apogée le 15 mars 2015 où 50 000 d’entre eux crient haut et fort leur désapprobation sur le rôle que l’on veut leur faire jouer. 

Pourquoi cette révolte ?

En fait, un des seconds rôles, M.F., a occupé tout le devant de la scène, au grand dam des premiers rôles, dont MGF, et a modifié le texte du scénario pour se voir attribuer un rôle prépondérant dans l’organisation du nouveau système de santé français. 

L’avant-dernier acte de la pièce a été donné au Congrès de la Mutualité Française. F.H. et M.T. n’ont pas eu de mots assez élogieux pour encenser cette réécriture du scénario affirmant que le texte original n’était pas dévoyé et que la Mutualité Française devait occuper une place centrale dans le système de santé français.

L’ancien premier rôle et tête d’affiche MGF a pris alors conscience que son bébé allait devenir un monstre et qu’il allait effrayer l’ensemble des médecins généralistes français.

Désormais en pleine campagne pour les élections aux Unions Régionales des Professionnels de Santé (URPS), le véritable auteur, MGF, contrarié par la tournure des évènements, se ronge les ongles en coulisse car les critiques éreintent la pièce présentée en avant-première à l’Assemblée Nationale. MGF pousse des petits cris d’orfraie sous les sifflets des médecins libéraux et s’excuse en disant qu’il n’a pas voulu cela, qu’il ne maitrise plus la situation.

Seule Brigitte Dormont, économiste de la santé et critique du « journal MG€N », a salué cette pièce comme étant bien « une bonne chose » car, comme annoncé, la médecine libérale allait bien mourir. En effet, le nouveau scénario livre les médecins libéraux, pieds et mains liés, aux assurances complémentaires ; leurs patients devront choisir leur médecin traitant parmi ceux qui figureront sur les listes des assureurs car ils auront dû contractualiser individuellement avec eux.

Face à ce qui n’aurait pu être qu’une banale pièce de boulevard, mais qui est devenue une véritable tragédie, l’UNOF-CSMF annonce que la pièce n’est pas finie et qu’un dernier acte va se jouer prochainement.

L’UNOF-CSMF, premier syndicat de médecins généralistes libéraux, appelle l’ensemble des médecins généralistes libéraux, mécontents du rôle de figurant que leur avait réservé le metteur en scène, à s’emparer du premier rôle, celui d’acteur central du système de santé.

L’UNOF-CSMF appelle l’ensemble des médecins généralistes libéraux à la RESISTANCE et à la DESOBEISSANCE CIVILE.

L’UNOF-CSMF demande à l’ensemble des médecins généralistes libéraux, et avec eux, à l’ensemble des médecins libéraux, d’annoncer qu’ils ne joueront pas la pièce « MORT PROGRAMMEE DE LA MEDECINE LIBERALE » et qu’ils n’appliqueront pas le Tiers-Payant Généralisé.

L’UNOF-CSMF propose de réécrire le scénario dont le fil conducteur sera de redonner de la liberté à l’exercice de la médecine générale, de consolider ce métier au lieu de le démanteler et de le revaloriser à la hauteur des missions remplies par les médecins généralistes libéraux au sein du système de soins français.

Dr Luc DUQUESNEL, Président UNOF-CSMF
Dr Béatrice FAZILLEAUD, Secrétaire Générale UNOF-CSMF

RESISTANCE ET DESOBEISSANCE CIVILE

UNOF : Union Nationale des Omnipraticiens Français

RESISTANCE ET DESOBEISSANCE CIVILE


L’UNOF-CSMF, lors de son Comité Directeur du 13 juin 2015, a réaffirmé à l’unanimité son opposition totale au projet de Loi de Santé du gouvernement.

L’UNOF-CSMF, premier syndicat de médecins généralistes, a toujours été opposée au tiers-payant généralisé qui non seulement va notoirement aggraver les tâches administratives des médecins généralistes et entrainer un nombre important d’actes impayés, mais va aussi obliger les médecins généralistes libéraux à contractualiser individuellement avec les mutuelles sous peine de perdre toute une partie de leurs patients contraints de choisir un autre médecin traitant.

L’UNOF-CSMF condamne l’américanisation de notre système de santé voulu par ce gouvernement qui va créer une véritable médecine à deux vitesses.

L’UNOF-CSMF, qui a toujours été favorable au tiers-payant social, alerte le gouvernement sur la véritable usine à gaz que constitue la mise en œuvre au 1er juillet 2015 de l’Aide Complémentaire Santé (ACS). Les tâches administratives des médecins généralistes vont être encore augmentées, transformant ces médecins en véritable guichet administratif au détriment du temps qu’ils consacrent à leurs patients. En l’état, l’ACS ne peut pas être mise en place au 1er juillet 2015 sous peine de voir naître une opposition massive de la part des médecins généralistes.

L’UNOF-CSMF constate que jamais un gouvernement ne s’était à ce point attaqué à la médecine générale et à ses médecins. Organiser le démantèlement du métier de médecin généraliste avec le projet de loi de santé en confiant les missions médicales à d’autres professions de santé, c’est inciter les internes en médecine à se désintéresser de la médecine générale, en multipliant ainsi les déserts médicaux.

L’UNOF-CSMF constate que jamais un gouvernement n’a manifesté autant de mépris pour les médecins généralistes en en faisant les moins bien rémunérés d’Europe.

D’autre part, la CNAM, une fois de plus, se moque des médecins généralistes et multiplie les retards de paiement. Les forfaits médecins traitants qui devaient être versés au mois de mai ne le sont toujours pas. Les seules rémunérations que les médecins généralistes sont sûr de percevoir sont celles que leurs versent leurs patients, dans le cadre du paiement à l’acte.

Face à cette situation humiliante pour les médecins généralistes, l’UNOF-CSMF comprend et soutient tous les mouvements qui naissent en France pour s’opposer à la politique de santé de ce gouvernement et auxquels participent un grand nombre des adhérents de l’UNOF-CSMF.

Par contre, l’UNOF-CSMF, par respect pour tous ces médecins qui organisent la résistance sur leurs territoires, se refusent à participer à toute récupération à visée politico-syndicale.

L’UNOF-CSMF, qui se souvient du Plan Juppé et de la Loi Bachelot, n’a jamais « roulé » pour aucun parti politique, qu’il soit de droite ou de gauche. L’UNOF-CSMF s’est toujours contentée de défendre les intérêts de la médecine libérale et des médecins généralistes.

A l’unanimité, le Comité Directeur de l’UNOF-CSMF a décidé, au-delà de la grève administrative qui doit continuer, d’amplifier le mouvement de « DESOBEISSANCE CIVILE » contre le tiers-payant généralisé et le mouvement « UNE CONSULTATION, UN MOTIF » qui rencontre un vif succès auprès des médecins généralistes car il leur permet de redonner du sens au contenu de leurs consultations.


Contacts presse : 
Dr Luc DUQUESNEL, Président : 06.85.66.67.19
Dr Béatrice FAZILLEAUD, Secrétaire Générale : 06.82.01.57.08

Un nouveau Président pour la CSMF Jeunes Médecins

Un nouveau Président pour la CSMF Jeunes Médecins

Le dimanche 7 juin, la CSMF Jeunes Médecins a procédé au renouvellement de son Bureau.
Le Dr Yannick Frezet, médecin généraliste installé en cabinet de groupe dans la Loire, a été élu Président à l’unanimité. Jeune généraliste très impliqué dans le syndicat CSMF départemental et régional, il franchit une étape en venant porter la parole des jeunes au sein de la CSMF.
Il succède au Dr François-Charles Cuisigniez, premier Président fondateur de la structure, qui a présidé le syndicat pendant 7 ans. L’ensemble du Bureau de la CSMF Jeunes Médecins a salué le travail accompli, et souhaite bonne chance au Dr Cuisigniez pour la suite de son chemin professionnel et syndical.
C’est dans la continuité que le Dr Frezet et son équipe souhaitent s’inscrire.
Parmi ses priorités, le nouveau chef de file de la CSMF Jeunes Médecins souhaite lutter avec force contre la loi de santé, qui effraie la majorité des jeunes au point de les dissuader encore davantage de s’installer en libéral. Il souhaite également porter le dossier des pôles de santé, qui pourraient être une solution pour faciliter les installations. La défense des spécialités cliniques et techniques de secteur 1 est également un axe majeur, car les jeunes spécialistes souhaiteraient avoir la possibilité de s’installer en secteur 1 sans craindre pour la rentabilité de leur exercice.
Enfin, le Dr Frezet a la volonté de mobiliser les jeunes praticiens de terrain, afin de mener la campagne des élections professionnelles aux URPS en octobre prochain vers la victoire, afin qu’au travers de la CSMF les Jeunes Médecins se sentent encore plus représentés et écoutés.
Plus que jamais en action, la CSMF Jeunes Médecins souhaite affirmer son rang de premier syndicat de jeunes médecins libéraux polycatégoriel.

Composition du nouveau Bureau :
Président :                      Dr Yannick Frezet, généraliste (42)
Vice-Président :             Dr Julien Avouac, chirurgien vasculaire (63)
Trésorier :                       Dr Mickaël Riahi, généraliste (75)
Secrétaire Générale :   Dr Julie Mazet, généraliste (74)
Chargé de mission :    Dr Patrick Menu, psychiatre (75)