TRAGIQUE ACCIDENT AU CONGRES DE LA MUTUALITE FRANCAISE UN MORT : LA MEDECINE LIBERALE FRANCAISE

TRAGIQUE ACCIDENT AU CONGRES DE LA MUTUALITE FRANCAISE 
UN MORT : LA MEDECINE LIBERALE FRANCAISE

La semaine dernière s’est tenu à Nantes le Congrès National de la Mutualité Française.

Cette grande manifestation a vu les masques tomber sur ce que l’UNOF-CSMF considère comme l’avant-dernier acte de la pièce intitulée : MORT PROGRAMMEE DE LA MEDECINE LIBERALE.

Remontons quelques temps en arrière pour comprendre le contexte de la naissance de cette pièce.

En 2012, l’auteur, François Hollande, publie le scénario intitulé « Tiers-Payant Obligatoire ». La trame grossière de ce scénario repose sur la mise en place d’un système de santé où tout est gratuit. Ce texte passe inaperçu à cette époque-là, noyé au milieu de multiples scénarios constituant le Programme du candidat F.H. En 2013, devenu Président de la République, F.H., demande au metteur en scène M.T., Marisol Touraine, de monter cette pièce.

M.T. relève le défi et se met en tête d’en faire une pièce dont la première sera donnée en octobre 2015 pour rassembler et ravir le peuple de gauche.

Mais après de rapides recherches, il s’avère que le texte du scénario original de F.H. n’est que le plagiat d’un texte intitulé « Programme de MG France (MGF) », syndicat réputé comme étant proche du gouvernement de F.H.

Lors de l’acte I, intitulé Stratégie Nationale de Santé, beaucoup de figurants occupent la scène. M.T. y distribue les rôles.

Les premiers rôles sont attribués à la FHF (l’hôpital public), à la CNAM (Assurance Maladie) et à MGF qui profite de ses relations privilégiées avec le metteur en scène pour occuper le rôle du médecin libéral alors que les autres représentants de ces médecins, dont la CSMF, sont traités comme de simples figurants. Le principal second rôle est donné aux complémentaires santé représentées par M.F., la Mutualité Française. Les patients se voient aussi attribuer des rôles de figurants.

A la fin du 1er acte, l’ensemble des acteurs de premier plan, MGF en tête, se montrent très satisfaits de la Stratégie Nationale de Santé et décident d’attaquer l’écriture de l’Acte II, le Projet de Loi de Santé.

Lors des répétitions qui suivent, le metteur en scène M.T., fait souvent appel au véritable auteur de la pièce, MGF, pour s’assurer que l’esprit du texte est bien respecté par la mise en scène. C’est ainsi que MGF fait changé le titre du scénario qui devient « Tiers-Payant Généralisé », estimant que cela ne change rien sur le fond, mais que la pièce sera mieux acceptée par une partie des figurants, les médecins libéraux.

Mais, au fil des répétitions, le metteur en scène se trouve confronté à une révolte grandissante de ses figurants qui trouve son apogée le 15 mars 2015 où 50 000 d’entre eux crient haut et fort leur désapprobation sur le rôle que l’on veut leur faire jouer. 

Pourquoi cette révolte ?

En fait, un des seconds rôles, M.F., a occupé tout le devant de la scène, au grand dam des premiers rôles, dont MGF, et a modifié le texte du scénario pour se voir attribuer un rôle prépondérant dans l’organisation du nouveau système de santé français. 

L’avant-dernier acte de la pièce a été donné au Congrès de la Mutualité Française. F.H. et M.T. n’ont pas eu de mots assez élogieux pour encenser cette réécriture du scénario affirmant que le texte original n’était pas dévoyé et que la Mutualité Française devait occuper une place centrale dans le système de santé français.

L’ancien premier rôle et tête d’affiche MGF a pris alors conscience que son bébé allait devenir un monstre et qu’il allait effrayer l’ensemble des médecins généralistes français.

Désormais en pleine campagne pour les élections aux Unions Régionales des Professionnels de Santé (URPS), le véritable auteur, MGF, contrarié par la tournure des évènements, se ronge les ongles en coulisse car les critiques éreintent la pièce présentée en avant-première à l’Assemblée Nationale. MGF pousse des petits cris d’orfraie sous les sifflets des médecins libéraux et s’excuse en disant qu’il n’a pas voulu cela, qu’il ne maitrise plus la situation.

Seule Brigitte Dormont, économiste de la santé et critique du « journal MG€N », a salué cette pièce comme étant bien « une bonne chose » car, comme annoncé, la médecine libérale allait bien mourir. En effet, le nouveau scénario livre les médecins libéraux, pieds et mains liés, aux assurances complémentaires ; leurs patients devront choisir leur médecin traitant parmi ceux qui figureront sur les listes des assureurs car ils auront dû contractualiser individuellement avec eux.

Face à ce qui n’aurait pu être qu’une banale pièce de boulevard, mais qui est devenue une véritable tragédie, l’UNOF-CSMF annonce que la pièce n’est pas finie et qu’un dernier acte va se jouer prochainement.

L’UNOF-CSMF, premier syndicat de médecins généralistes libéraux, appelle l’ensemble des médecins généralistes libéraux, mécontents du rôle de figurant que leur avait réservé le metteur en scène, à s’emparer du premier rôle, celui d’acteur central du système de santé.

L’UNOF-CSMF appelle l’ensemble des médecins généralistes libéraux à la RESISTANCE et à la DESOBEISSANCE CIVILE.

L’UNOF-CSMF demande à l’ensemble des médecins généralistes libéraux, et avec eux, à l’ensemble des médecins libéraux, d’annoncer qu’ils ne joueront pas la pièce « MORT PROGRAMMEE DE LA MEDECINE LIBERALE » et qu’ils n’appliqueront pas le Tiers-Payant Généralisé.

L’UNOF-CSMF propose de réécrire le scénario dont le fil conducteur sera de redonner de la liberté à l’exercice de la médecine générale, de consolider ce métier au lieu de le démanteler et de le revaloriser à la hauteur des missions remplies par les médecins généralistes libéraux au sein du système de soins français.

Dr Luc DUQUESNEL, Président UNOF-CSMF
Dr Béatrice FAZILLEAUD, Secrétaire Générale UNOF-CSMF