La CSMF interpelle le président de la République au congrès de la Mutualité Française

La CSMF interpelle le président de la République au congrès de la Mutualité Française

 

La CSMF interpelle le président de la République et le parterre des décideurs venus au congrès de la Mutualité Française.

Ce jour, devant le président François Hollande, Etienne Caniard, président de la Mutualité Française, et un parterre de décisionnaires composé de 2000 personnes réunies depuis jeudi à l’occasion du congrès de la Mutualité Française de Nantes, Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, a défendu la médecine libérale, ses valeurs, son rôle d’acteur dans la santé et d’acteur économique.

A chacun son rôle !

Jean-Paul Ortiz a rappelé le rôle respectif de chacun : celui des médecins libéraux qui soignent les patients et celui des mutuelles qui ont pour rôle de diminuer le reste à charge des assurés. « Ce sont deux grands acteurs de la santé qui se doivent de rester indépendants l’un de l’autre dans l’intérêt des patients mais qui ne peuvent s’ignorer, d’où la présence de la CSMF aujourd’hui à cette tribune ».

Les mutuelles ne doivent pas « américaniser » notre système de soins !

A côté de ce qui est le cœur de leur métier, c’est-à-dire la complémentaire santé, les mutuelles développent de plus en plus de services dans le médico-social, dans la distribution de produits de santé, mais aussi autour de l’hospitalisation à domicile ou des soins de réadaptation, etc.

La tentation pourrait être grande de proposer des parcours de santé via des réseaux de soins aux adhérents, fonction de leurs cotisations, ce qui constituerait une entrave majeure à la liberté pour eux de choisir leurs médecins et l’ensemble de leurs soignants. La CSMF dénonce la mise en place des fondations d’une médecine à deux vitesses.

L’Etat doit prendre ses responsabilités pour réguler le système mutualiste ! 

La généralisation de la couverture santé à tous les salariés, les décrets autorisant les mutuelles à fusionner, sont autant de cadeaux qui doivent appeler des contreparties pour l’Etat. Par exemple sur le contrat d’accès aux soins qui contribue à développer un tarif social et facilite un accès aux soins pour tous, tout en respectant l’indépendance de la pratique médicale. L’Etat doit imposer aux mutuelles de s’impliquer réellement dans le remboursement du complément d’honoraires, étape indispensable pour conserver demain la prise en charge des assurés (Les efforts doivent être partagés par tous les acteurs de la santé).